Simulation Prêt Immobilier 2026

Calculez vos mensualités, le coût total de votre crédit et votre taux d'effort HCSF — avec les taux moyens du marché 2026 et un tableau d'amortissement détaillé.

🏠 Taux moyen 20 ans : 3,55 % ✓ Règle 35 % HCSF 2026 📊 Tableau amortissement inclus

📈 Taux moyens du marché en 2026 (hors assurance) — cliquez pour pré-remplir

15 ans
3,20 %
Bon profil
20 ans
3,45 %
Moyen
20 ans
3,55 %
Moyen marché
25 ans
3,70 %
Standard
25 ans
3,90 %
Profil moyen
30 ans
4,10 %
Rare / max HCSF
🏠

Simulateur de prêt immobilier 2026

Hors frais de notaire et apport personnel
ans
Maximum légal en France : 30 ans (recommandation HCSF)
%
%
Moyenne marché : 0,20–0,50 %
€ nets
Revenus nets avant impôt · sert à calculer votre taux d'effort HCSF
€/mois
Mensualités auto, conso… inclus dans le taux d'effort

📋 Tableau d'amortissement (premières années)

Année Mensualité Capital remboursé Intérêts Capital restant dû

⚡ Projets types — cliquez pour simuler

Studio Paris · primo
150 000 €
20 ans · 3,55 %
≈ 870 €/mois
T3 province
220 000 €
20 ans · 3,45 %
≈ 1 271 €/mois
Maison banlieue
300 000 €
25 ans · 3,70 %
≈ 1 545 €/mois
Cadre · grande ville
450 000 €
20 ans · 3,45 %
≈ 2 598 €/mois
Investissement locatif
120 000 €
15 ans · 3,20 %
≈ 840 €/mois
Famille · 2 crédits
350 000 €
25 ans · 3,70 % + 500 €/mois
≈ 1 802 €/mois
La formule de la mensualité

Comment est calculée la mensualité d'un prêt immobilier ?

La mensualité d'un prêt immobilier à taux fixe est déterminée par la formule actuarielle qui permet à l'emprunteur de rembourser exactement le capital emprunté plus les intérêts sur la durée choisie, par des versements identiques chaque mois. C'est ce qu'on appelle un emprunt à annuités constantes.

M = C × (t/12) / [1 − (1 + t/12)^(−n×12)] Où : M = mensualité hors assurance C = capital emprunté t = taux nominal annuel (décimal) n = durée en années Exemple — 200 000 € · 20 ans · 3,55 % : t/12 = 3,55 % / 12 = 0,002958 M = 200 000 × 0,002958 / [1 − (1,002958)^(−240)] M = 591,67 / [1 − 0,4943] M ≈ 1 166 €/mois (hors assurance) Coût total des intérêts = M × n × 12 − C = 1 166 × 240 − 200 000 = 79 840 €

Ce que la mensualité ne contient pas

La mensualité calculée par notre simulateur est la mensualité nette de capital et d'intérêts. Elle ne comprend pas l'assurance emprunteur (calculée séparément sur le capital initial ou le capital restant dû selon le contrat), les éventuels frais de garantie (caution Crédit Logement, hypothèque) ni les frais de notaire. Pour connaître votre mensualité tout compris, ajoutez le coût mensuel de l'assurance — en général 0,20 % à 0,50 % du capital initial divisé par 12.

3,55 %
Taux moyen 20 ans en 2026 (Banque de France)
35 %
Taux d'effort maximal HCSF
30 ans
Durée maximale recommandée HCSF
8–10 %
Apport minimum conseillé en 2026
La règle des 35 % HCSF

Taux d'effort maximal de 35 % : ce que la règle HCSF signifie concrètement

Depuis le 1er janvier 2022, la recommandation du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) est devenue une norme contraignante pour les banques françaises : elles ne peuvent pas accorder un crédit immobilier si le taux d'effort de l'emprunteur dépasse 35 % de ses revenus nets mensuels (assurance comprise), sauf dans la limite d'une dérogation de 20 % de leur production.

Taux d'effort = (Mensualité crédit immo + assurance + autres crédits) / Revenus nets mensuels Pour être accordé : Taux d'effort ≤ 35 % Exemple (revenus 4 500 €/mois) : Mensualité max autorisée = 4 500 × 35 % = 1 575 € Si assurance = 50 €/mois et autre crédit = 200 €/mois : → Mensualité immo max = 1 575 − 50 − 200 = 1 325 €

Le reste à vivre : ce que 35 % cache

La règle des 35 % est souvent présentée comme une protection contre le surendettement. Mais son application mécanique crée des paradoxes. Pour un foyer avec 7 000 € de revenus nets, 35 % = 2 450 €/mois de mensualités — laissant 4 550 € de « reste à vivre », ce qui est confortable. Pour un foyer à 2 500 € nets, 35 % = 875 €/mois de mensualités — laissant 1 625 € de reste à vivre pour tout payer (alimentation, transport, enfants, charges diverses).

C'est pourquoi les banques appliquent en pratique une règle du reste à vivre complémentaire : après paiement des charges fixes (crédits + loyer éventuel), le ménage doit disposer d'un minimum variant de 800 € pour une personne seule à 1 200-1 500 € pour une famille, selon les établissements.

Les dérogations au 35 % : depuis 2022, les banques peuvent accorder jusqu'à 20 % de leurs crédits en dehors des critères HCSF (taux d'effort > 35 % ou durée > 25 ans). Ces dérogations sont prioritairement accordées aux primo-accédants achetant leur résidence principale. Si votre profil est solide (revenus stables, apport significatif, emploi en CDI) mais que vous dépassez légèrement les 35 %, une négociation directe avec votre banquier ou via un courtier reste possible.

Source : Banque de France — Recommandation HCSF 2022

TAEG vs taux nominal

TAEG, taux nominal, taux d'usure : ce que chaque indicateur mesure vraiment

Trois taux différents circulent dans le monde du crédit immobilier, et leur confusion coûte parfois cher aux emprunteurs.

Le taux nominal (ou taux débiteur)

C'est le taux utilisé pour calculer les intérêts bruts du prêt — le seul paramètre entré dans la formule de mensualité ci-dessus. Il ne tient pas compte des frais annexes (assurance, frais de dossier, garantie). C'est le taux qui figure en gros dans les publicités bancaires.

Le TAEG (Taux Annuel Effectif Global)

Le TAEG est l'indicateur de comparaison légal, défini par la directive européenne sur le crédit aux consommateurs et codifié à l'article L314-1 du Code de la consommation. Il intègre tous les coûts obligatoires liés au prêt : intérêts, assurance emprunteur obligatoire, frais de dossier, frais de garantie (hypothèque ou caution), frais d'ouverture de compte s'ils sont exigés. Il permet donc de comparer des offres à taux nominal identique mais à coûts annexes différents.

En 2026, pour un crédit à 3,55 % nominal sur 20 ans avec une assurance à 0,30 % et des frais de dossier de 1 000 €, le TAEG se situe généralement autour de 3,95 % à 4,10 % selon les établissements.

Le taux d'usure

C'est le plafond légal au-delà duquel aucun prêt ne peut être accordé. La Banque de France le calcule chaque trimestre en majorant de un tiers le TAEG moyen pratiqué lors du trimestre précédent. En 2026, le taux d'usure pour les prêts immobiliers de plus de 20 ans oscille autour de 5,4 %. Un emprunteur dont le TAEG dépasserait ce seuil (profil risqué, assurance très chère) ne peut légalement pas obtenir son prêt.

L'assurance déléguée pour réduire le TAEG : depuis la loi Lemoine (2022), tout emprunteur peut résilier son assurance emprunteur à tout moment, sans frais, pour en choisir une moins chère. Une délégation d'assurance bien négociée peut réduire le coût total du crédit de 10 000 € à 25 000 € sur 20 ans pour un prêt de 250 000 €. C'est l'un des leviers les plus efficaces pour réduire le coût réel de votre crédit.
Amortissement et stratégie

Comment fonctionne l'amortissement d'un crédit immobilier en France ?

Dans un crédit immobilier à taux fixe français standard, chaque mensualité se décompose en deux parties : une part d'intérêts (calculée sur le capital restant dû) et une part de capital remboursé. En début de prêt, les intérêts dominent ; en fin de prêt, c'est l'inverse. C'est ce qu'on appelle la structure décrois-sante des intérêts.

Concrètement, sur un prêt de 250 000 € à 3,55 % sur 20 ans :

  • Mois 1 : mensualité ≈ 1 458 €, dont 739 € d'intérêts et 719 € de capital ;
  • Année 10 : mensualité identique, dont ~480 € d'intérêts et ~978 € de capital ;
  • Mois 240 (dernier) : presque toute la mensualité est du capital.

Le remboursement anticipé : quand et comment ?

Rembourser tout ou partie de son prêt avant l'échéance permet de réduire le coût total des intérêts. Les Indemnités de Remboursement Anticipé (IRA) sont plafonnées légalement à 6 mois d'intérêts sur le capital remboursé, dans la limite de 3 % du capital restant dû (article R313-27 du Code de la consommation). Pour un prêt de 250 000 € à 3,55 %, cela représente au maximum 7 500 € d'IRA — une somme à comparer au gain d'intérêts futur.

En règle générale, le remboursement anticipé est intéressant si le différentiel de taux est favorable (vous placez cet argent à moins que votre taux de crédit) ou si vous approchez de la mi-parcours du prêt (au-delà, la plupart des intérêts sont déjà payés et le gain devient marginal).

Source : service-public.fr — Remboursement anticipé d'un crédit immobilier

Exemples chiffrés complets

Quatre profils d'emprunteurs en 2026

Profil 1 — Jeune couple primo-accédant, 200 000 € sur 25 ans

Revenus nets cumulés : 4 800 €/mois. Apport : 20 000 € (10 %). Capital emprunté : 200 000 €. Taux négocié : 3,70 %. Assurance : 0,28 % = 46,67 €/mois. Mensualité hors assurance ≈ 1 023 €. Mensualité totale ≈ 1 070 €/mois. Taux d'effort : 1 070 / 4 800 = 22,3 % — bien sous les 35 %, dossier accordé sans difficulté. Coût total des intérêts sur 25 ans : ≈ 106 900 €.

Profil 2 — Cadre célibataire, 280 000 € sur 20 ans

Revenus nets : 5 200 €/mois. Taux : 3,45 %. Assurance : 0,25 % = 58 €/mois. Mensualité hors assurance ≈ 1 618 €. Total ≈ 1 676 €/mois. Taux d'effort : 1 676 / 5 200 = 32,2 % — dans les clous HCSF. Sur 20 ans, il paie ≈ 108 320 € d'intérêts. S'il effectue un remboursement anticipé de 30 000 € en année 7 (après son bonus annuel), il économise ≈ 22 000 € d'intérêts et raccourcit le prêt de 2,5 ans.

Profil 3 — Famille recomposée, 350 000 € sur 25 ans, 2 crédits existants

Revenus nets foyer : 7 000 €/mois. Autres crédits : 600 €/mois (voiture + conso). Capital : 350 000 €. Taux : 3,70 %. Assurance : 0,30 % = 87,50 €/mois. Mensualité immo ≈ 1 792 €. Mensualité totale avec assurance : 1 879 €. Taux d'effort global : (1 879 + 600) / 7 000 = 35,4 % — légèrement au-dessus du seuil HCSF. La banque peut refuser ou demander de rembourser le crédit conso avant accord. Avec le solde du crédit conso (-200 €/mois), le taux d'effort retombe à 33,7 %.

Profil 4 — Investisseur locatif, 120 000 € sur 15 ans

L'investisseur loue le bien 700 €/mois. Les banques peuvent intégrer 70 % des loyers dans les revenus de référence : revenus professionnels 3 800 € + 0,70 × 700 = 3 800 + 490 = 4 290 € de revenus pris en compte. Capital : 120 000 €. Taux : 3,20 %. Assurance : 0,25 % = 25 €/mois. Mensualité hors assurance ≈ 840 €. Taux d'effort : (840 + 25) / 4 290 = 20,2 %.