Calculettes Salaire & Paie 2026
12 simulateurs gratuits pour décrypter votre bulletin de paie, calculer vos indemnités et connaître vos droits — mis à jour avec les barèmes officiels 2026 (SMIC, PASS, cotisations Urssaf et Agirc-Arrco).
Tous les simulateurs salaire
Brut en net
Convertissez votre salaire brut en net, cadre ou non-cadre, avec toutes les cotisations 2026 (Urssaf, Agirc-Arrco, CRDS/CSG).
Heures supplémentaires
Calculez la majoration de 25 % ou 50 % et la réduction de cotisations salariales applicable depuis 2019.
Indemnité de licenciement
Estimez l'indemnité légale ou conventionnelle selon votre ancienneté et votre salaire de référence.
Congés payés
Calculez vos indemnités de congés payés selon la règle du maintien de salaire ou du dixième.
Apprenti & alternance
Rémunération minimale selon l'âge et l'année de contrat pour les contrats d'apprentissage et de professionnalisation 2026.
Cadre / non-cadre
Comparez les cotisations de prévoyance et le salaire net selon votre statut conventionnel (APEC, cotisations TA/TB).
Fonction publique
Calculez votre traitement net à partir de votre indice majoré, supplément familial et primes éventuelles.
Indemnités maladie (IJSS)
Estimez vos indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) en cas d'arrêt de travail prescrit.
Rupture conventionnelle
Indemnité spécifique minimale selon ancienneté, salaire de référence et dispositions conventionnelles.
Net après impôt
Calculez votre salaire net après prélèvement à la source (PAS) selon votre taux personnalisé ou neutre 2026.
Prime de partage de valeur
Calculez le montant net de la PPV selon les exonérations fiscales et sociales applicables en 2026.
Temps partiel
Calculez votre salaire brut/net en fonction de votre quotité de travail et de la durée légale hebdomadaire.
Comment lire et vérifier son bulletin de salaire en 2026 ?
Le bulletin de paie français est l'un des documents administratifs les plus denses qui soit : il peut comporter une vingtaine de lignes de cotisations différentes. Pourtant, sa lecture est indispensable pour vérifier que votre employeur a bien appliqué les bons taux et que votre net à payer est correct.
Les trois grandes zones du bulletin
La partie supérieure identifie l'employeur (raison sociale, numéro SIRET, code NAF, convention collective applicable) et le salarié (poste, coefficient, date d'entrée, statut cadre ou non-cadre). Le corps du bulletin détaille les cotisations : chaque ligne indique la base de calcul, le taux salarial et le taux patronal. La partie basse résume le net social, le net imposable, le montant de la retenue à la source et le net à payer en euros.
Salaire brut, net social et net imposable : les différences
Le salaire brut est la rémunération avant déduction de toute cotisation. Le salaire net social (ou « net avant impôt ») est ce que vous percevez après déduction des cotisations salariales obligatoires (maladie, retraite de base, retraite complémentaire Agirc-Arrco, chômage, CSG/CRDS). Le salaire net imposable est légèrement supérieur au net social car la CSG non déductible (2,4 %) et la CRDS (0,5 %) sont réintégrées dans la base imposable. C'est sur ce montant que s'applique votre taux de prélèvement à la source.
Formule simplifiée
Net social ≈ Brut × (1 − 22 %)
pour un salarié non-cadre au régime général
Cadre : taux plus élevé
Net social ≈ Brut × (1 − 25 %)
en raison des cotisations de prévoyance APEC et TA/TB Agirc-Arrco
Les 4 calculettes salaire incontournables
1. Convertisseur brut en net
C'est la calculette la plus recherchée en France chaque mois. Elle vous permet de partir d'un salaire brut annoncé dans une offre d'emploi ou lors d'une négociation et d'obtenir immédiatement le net mensuel que vous percevrez réellement. Le résultat varie selon votre statut (cadre/non-cadre), votre temps de travail, votre tranche Agirc-Arrco et les éventuels avantages en nature. Notre simulateur intègre les taux 2026 de l'Urssaf, de la CNAV et d'Agirc-Arrco. Accéder au convertisseur brut en net →
2. Indemnité de licenciement ou de rupture conventionnelle
Lors d'une fin de contrat, le calcul de l'indemnité est souvent source de litiges. L'indemnité légale de licenciement est de ¼ de mois de salaire de référence par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis ⅓ de mois au-delà. Mais votre convention collective peut prévoir un montant plus favorable — nos calculettes comparent les deux et retiennent le plus élevé. Pour la rupture conventionnelle, l'indemnité spécifique minimum est identique à l'indemnité légale de licenciement depuis 2017. Calculer mon indemnité de licenciement →
3. Indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS)
En arrêt maladie, votre employeur maintient en général votre salaire en complétant les IJSS versées par la CPAM. Ces indemnités représentent 50 % du salaire journalier de base (calculé sur les 3 derniers salaires bruts dans la limite de 1,8 SMIC), versées après un délai de carence de 3 jours. Le montant maximum en 2026 est de 52,28 € par jour. Simuler mes IJSS →
4. Net après prélèvement à la source
Le prélèvement à la source (PAS), en vigueur depuis janvier 2019, est appliqué directement par l'employeur sur votre salaire net imposable. Votre taux personnalisé est calculé par la DGFiP d'après votre dernière déclaration de revenus ; il est transmis à votre employeur chaque mois via le flux DSN. Si vous venez d'entrer dans la vie active ou n'avez pas encore de taux personnalisé, un taux neutre (grille de taux non personnalisés) est appliqué par défaut. Calculer mon net après impôt →
Heures supplémentaires et prime de partage de valeur en 2026
Heures supplémentaires : majoration et exonération
Les heures supplémentaires (au-delà de 35 heures par semaine pour un salarié à temps plein) sont majorées d'au moins 25 % pour les 8 premières heures (36e au 43e heure) et de 50 % au-delà. Depuis la loi TEPA de 2007 et les dispositifs renforcés en 2019, les heures supplémentaires bénéficient d'une réduction de cotisations salariales de 11,31 % (dans la limite de 7,3 % du salaire brut annuel) et d'une exonération d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € par an. Ces avantages s'appliquent aux heures effectivement réalisées et rémunérées, pas aux heures mises en repos compensateur de remplacement.
Prime de partage de valeur (PPV)
La prime de partage de valeur (PPV), anciennement prime Macron ou prime de pouvoir d'achat, peut être versée par tout employeur à ses salariés. Pour 2026, son régime est le suivant : exonération de cotisations sociales patronales et salariales dans la limite de 3 000 € par an (ou 6 000 € si un accord d'intéressement ou de participation est en vigueur). Pour les salariés dont la rémunération est inférieure à 3 SMIC annuels, la prime est également exonérée d'impôt sur le revenu et de CSG/CRDS jusqu'au 31 décembre 2026. Calculer ma prime PPV nette →
Alternants, agents publics et salariés à temps partiel
Apprentissage et contrat de professionnalisation
La rémunération des alternants est exprimée en pourcentage du SMIC (ou du salaire minimum conventionnel si plus favorable) et varie selon l'âge du bénéficiaire et l'année d'exécution du contrat. En 2026, un apprenti de 18 ans en 1re année perçoit au minimum 43 % du SMIC, soit environ 774 € bruts par mois. Ce montant passe à 67 % du SMIC en 2e année pour un apprenti de 20 ans, soit environ 1 207 € bruts. Les apprentis bénéficient également d'une exonération totale de cotisations salariales sur la part du salaire inférieure à 79 % du SMIC. Calculer le salaire d'un alternant →
Fonction publique : traitement indiciaire
Les agents de la fonction publique (État, territoriale, hospitalière) sont rémunérés sur la base d'un indice majoré (IM), dont la valeur du point d'indice est fixée par décret. Depuis la revalorisation de juillet 2023 et les mesures du protocole PPCR, la valeur du point d'indice est de 4,92269 € bruts. Le traitement brut mensuel est donc égal à : IM × 4,92269 / 12. À ce traitement s'ajoutent le supplément familial de traitement (SFT), l'indemnité de résidence et les primes spécifiques à chaque corps. Calculer mon traitement net →
Temps partiel : droits et calculs
Le salarié à temps partiel perçoit un salaire proportionnel à sa durée contractuelle par rapport à la durée légale ou conventionnelle. Un salarié à 80 % du temps plein sur un poste rémunéré 2 500 € bruts à temps complet percevra 2 000 € bruts. Ses droits aux congés payés, à l'ancienneté et à la retraite sont calculés sur la même base qu'un temps plein. En revanche, les seuils d'effectifs et certaines dispositions (heures complémentaires limitées à 1/10e ou 1/3 de la durée contractuelle) lui sont spécifiques. Simuler un salaire à temps partiel →
FAQ — Salaire & Paie 2026
Quelle est la différence entre salaire de référence et salaire moyen pour le calcul des indemnités ?
Le salaire de référence pour les indemnités de licenciement et de rupture conventionnelle est le plus favorable entre : la moyenne mensuelle des 12 derniers mois de salaire brut, ou la moyenne mensuelle des 3 derniers mois. Les primes annuelles sont intégrées au prorata dans les deux cas.
Mon employeur peut-il me verser les heures supplémentaires en repos plutôt qu'en argent ?
Oui, c'est le repos compensateur de remplacement (RCR). L'accord d'entreprise ou de branche peut prévoir que les heures supplémentaires soient compensées par un repos équivalent plutôt que rémunérées. Dans ce cas, la majoration s'applique également en temps (25 % ou 50 % de repos supplémentaire) mais les exonérations fiscales et sociales ne s'appliquent pas, car aucune somme n'est versée.
Comment est calculé le délai de carence pour les IJSS maladie ?
Le délai de carence de la Sécurité sociale est de 3 jours calendaires à compter du 1er jour d'arrêt. Les IJSS sont donc versées à partir du 4e jour. Cependant, votre convention collective peut imposer à votre employeur de maintenir votre salaire dès le 1er jour (absence de carence conventionnelle), notamment dans la fonction publique et de nombreuses grandes entreprises. En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, il n'y a pas de délai de carence.
La rupture conventionnelle est-elle possible pendant un arrêt maladie ?
Oui, une rupture conventionnelle peut être conclue pendant un arrêt maladie, à condition que le consentement du salarié ne soit pas vicié (absence de pression ou de contrainte). L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle est alors calculée normalement, et le salarié peut cumuler l'indemnité avec ses IJSS maladie jusqu'à la date de rupture effective.
Les simulateurs prennent-ils en compte ma convention collective ?
Nos calculettes appliquent les minima légaux du Code du travail, qui constituent le plancher. Pour les secteurs où la convention collective prévoit des taux supérieurs (indemnités de licenciement plus favorables, maintien de salaire en maladie dès le 1er jour, etc.), le simulateur vous indique qu'une convention plus favorable peut s'appliquer et vous invite à vous rapprocher de votre service RH ou d'un conseiller juridique pour le montant exact.
Préparer sa simulation : les informations à rassembler
Pour obtenir une estimation précise avec nos simulateurs, munissez-vous des éléments suivants avant de commencer :
Pour le brut en net : votre salaire brut mensuel (figurant en haut du bulletin), votre statut cadre ou non-cadre, votre taux de prélèvement à la source (mentionné sur votre dernier bulletin ou sur votre espace impots.gouv.fr), et les éventuels avantages en nature ou heures supplémentaires habituelles.
Pour les indemnités de fin de contrat : votre date d'entrée dans l'entreprise, votre salaire brut des 12 derniers mois (ou des 3 derniers si plus favorable), le détail des primes perçues sur les 12 derniers mois, et le motif de rupture (licenciement économique ou personnel, rupture conventionnelle).
Pour les IJSS maladie : vos 3 derniers bulletins de salaire brut complets (avant l'arrêt), la date de début d'arrêt et la durée prévisionnelle, et votre statut dans l'entreprise (salarié du régime général, travailleur indépendant, agent public).