Calculette Salaire Temps Partiel 2026

Calculez votre salaire brut et net à temps partiel, comparez avec le temps plein, et découvrez l'impact réel sur vos droits : IJSS, congés payés, indemnités de licenciement et retraite.

⏰ Proratisation légale ✓ Impact droits sociaux SMIC 2026 : 1 801,80 €
80 %
28 h/sem.
75 %
26,25 h/sem.
70 %
24,5 h/sem.
60 %
21 h/sem.
50 %
17,5 h/sem.
40 %
14 h/sem.

Comparateur temps partiel vs temps plein 2026

€/mois
Salaire brut pour 35 h/semaine
%
Ex : 80 % pour un 4/5e, 50 % pour un mi-temps
h/sem.
Calculée automatiquement via la quotité

⚡ Cas types — cliquez pour simuler

SMIC · 80 %
80 %
1 802 €/TP
≈ 1 141 € nets
28 h/sem.
Non-cadre · 80 %
80 %
2 500 €/TP
≈ 1 560 € nets
28 h/sem.
Cadre · 80 %
80 %
3 500 €/TP
≈ 2 100 € nets
28 h/sem.
Mi-temps · NC
50 %
2 400 €/TP
≈ 936 € nets
17,5 h/sem.
Cadre · 60 %
60 %
4 500 €/TP
≈ 2 025 € nets
21 h/sem.
Fonctionnaire · 80 %
80 %
2 200 €/TP
≈ 1 496 € nets
28 h/sem.

📋 Impact du temps partiel sur vos droits sociaux

Droit social Temps partiel Remarque
Salaire brut / net Proratisé (quotité × TP) Proportionnel à la durée contractuelle
Congés payés (25 j ouvr.) ✓ Identique (25 j) Acquis à taux plein, indemnité proratisée
Ancienneté ✓ Identique Comme un TP, la période court normalement
IJSS maladie (SJB) ⚠ Réduit SJB calculé sur le salaire partiel → IJSS plus basses
Indemnité de licenciement ⚠ Proratisée si TP récent SGR calculé sur les 12 ou 3 derniers mois (dont TP)
Retraite (points Agirc-Arrco) ⚠ Réduit proportionnellement Cotisations sur salaire partiel = moins de points
Heures complémentaires Jusqu'à 10 % (ou 1/3 par accord) Majorées 10 % jusqu'à 1/10e, puis 25 % au-delà
ARE (chômage) ✓ Calculée sur salaire partiel Droit ouvert si licenciement, RC ou fin CDD
Le cadre légal du temps partiel

Qu'est-ce qu'un contrat à temps partiel en France en 2026 ?

Est considéré comme salarié à temps partiel tout salarié dont la durée du travail est inférieure à la durée légale (35 h/semaine) ou, si elle est inférieure, à la durée conventionnelle de branche ou d'entreprise. Ce principe est fixé par l'article L3123-1 du Code du travail.

En 2026, le temps partiel concerne 4,6 millions de salariés en France, soit environ 17 % des salariés du secteur privé (source : DARES). Il est à dominante féminine : 78 % des salariés à temps partiel sont des femmes, et le temps partiel subi (non désiré) représente environ 30 % des situations. Ce n'est pas anodin : cela signifie qu'environ 1,4 million de personnes sont à temps partiel alors qu'elles préféreraient travailler davantage.

4,6 M
Salariés à temps partiel en France (2024)
78 %
Part des femmes parmi les TP
24 h
Durée minimale légale hebdomadaire
10 %
Plafond heures complémentaires (sans accord)

La durée minimale de 24 heures hebdomadaires

Depuis la loi du 14 juin 2013, la durée minimale légale d'un contrat à temps partiel est fixée à 24 heures par semaine. Des dérogations existent : demande du salarié pour contraintes personnelles, salariés étudiants de moins de 26 ans, certaines activités saisonnières, conventions collectives de branche. En pratique, de nombreuses conventions (grande distribution, nettoyage, aide à domicile) permettent des contrats inférieurs à 24 heures hebdomadaires, qui sont légaux si un accord de branche étendu le prévoit.

Cette règle est souvent ignorée par les salariés et parfois contournée par les employeurs. Si vous travaillez moins de 24 heures par semaine sans avoir signé de dérogation ou sans accord de branche applicable, votre contrat peut être requalifié, ce qui peut ouvrir des droits à rappel de salaire.

Consentement requis : le passage du temps plein au temps partiel ne peut pas être imposé unilatéralement par l'employeur — c'est une modification du contrat de travail qui requiert l'accord écrit du salarié. Si l'employeur l'impose sans accord, c'est une faute qui peut justifier une prise d'acte de la rupture aux torts de l'employeur. À l'inverse, le salarié à temps partiel a droit d'être informé prioritairement des postes à temps complet disponibles dans l'entreprise (article L3123-3 du Code du travail).
Comment est calculé le salaire

La proratisation du salaire à temps partiel : formule et nuances

La règle de base est simple : le salaire à temps partiel est proportionnel à la durée de travail. Un salarié à 80 % d'un poste à 3 000 € bruts temps plein perçoit 2 400 € bruts. Mais plusieurs nuances méritent attention.

Salaire brut TP = Salaire brut TP100 × (Quotité / 100) Exemple — Non-cadre à 80 % d'un poste à 2 800 € : Brut TP = 2 800 × 80 % = 2 240 € Cotisations (~22 %) = 2 240 × 22 % = 492,80 € Net social = 2 240 − 492,80 = 1 747,20 € Pour référence — temps plein (2 800 €) : Cotisations = 2 800 × 22 % = 616 € Net social = 2 184 € Perte nette pour 20 % de temps en moins : 2 184 − 1 747 = 437 € nets/mois

Les primes et éléments variables

La proratisation concerne le salaire de base. Mais certains éléments de rémunération ne sont pas toujours proratisés :

  • Le 13e mois est généralement proratisé selon la durée contractuelle (sauf convention plus favorable) ;
  • Les primes de performance dépendent de l'accord collectif ou du contrat : certaines s'appliquent au prorata, d'autres sont versées intégralement ;
  • Les tickets-restaurant sont attribués uniquement pour les jours de travail effectif — un salarié à 80 % sur 4 jours/semaine n'en reçoit que 4/5 d'un temps plein ;
  • Le remboursement des frais de transport (abonnements navigo/TEC) est versé à 50 % quel que soit le temps de travail en Île-de-France.

Le SMIC à temps partiel en 2026

Un salarié à temps partiel doit être rémunéré au moins au SMIC horaire (11,88 € en 2026) multiplié par sa durée contractuelle hebdomadaire. Pour un salarié à 24 h/semaine, le minimum légal est : 11,88 × 24 × 52/12 = 1 233,00 € bruts/mois. Pour un mi-temps (17,5 h/semaine) : 11,88 × 17,5 × 52/12 = 898,76 € bruts/mois.

Source officielle : service-public.fr — Contrat de travail à temps partiel

Impact sur vos droits

Ce que le temps partiel change (vraiment) sur vos droits sociaux

C'est la dimension la moins bien communiquée lors du passage à temps partiel. Le bulletin de paie change — mais les droits différés (retraite, IJSS, indemnités de rupture) peuvent être impactés de manière durable.

Congés payés : le droit de base reste intact

Bonne nouvelle : un salarié à temps partiel acquiert le même nombre de jours de congés payés (30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés) qu'un salarié à temps plein. L'indemnité de congés payés est, elle, calculée sur le salaire partiel — donc plus faible — mais les droits à repos sont identiques.

IJSS maladie : un impact significatif

C'est l'un des impacts les plus méconnus. Le salaire journalier de base (SJB) utilisé par la CPAM pour calculer vos indemnités journalières est calculé sur vos 3 derniers salaires bruts. Si vous êtes à temps partiel, ces salaires sont plus bas, et donc vos IJSS seront proportionnellement réduites. Un salarié à mi-temps percevra environ moitié moins d'IJSS qu'à temps plein, même si la plafond de 52,28 €/jour atteint moins rapidement. Avant de passer à temps partiel, calculez votre IJSS potentielle sur notre calculette IJSS maladie →

Retraite : l'impact cumulatif sur le long terme

Les cotisations de retraite (base et complémentaire Agirc-Arrco) étant prélevées sur le salaire partiel, les points de retraite acquis sont proportionnellement moins élevés. Sur 10 ans à 80 %, un salarié acquiert l'équivalent de 8 années de retraite complète — soit une perte de 20 % de ses droits retraite sur cette période. Pour les salariés à 50 % sur une longue période, l'impact sur la pension de retraite peut représenter plusieurs centaines d'euros mensuels de moins à la retraite.

Il est possible de cotiser sur la base d'un temps plein (cotisation volontaire sur assiette complète) à condition que l'employeur accepte également de cotiser sur cette même base. Cette option, méconnue, est prévue par l'article L3123-9 du Code du travail — mais peu utilisée faute d'information.

Indemnité de licenciement : attention au calcul du SGR

Si vous passez à temps partiel puis êtes licencié, votre salaire de référence (SGR) sera calculé sur les 12 ou 3 derniers mois — qui incluront votre période à temps partiel. Le SGR sera donc plus bas que si vous étiez resté à temps plein. Pour les salariés dont l'ancienneté est longue et le passage récent au temps partiel, il est crucial de simuler l'impact sur l'indemnité de licenciement. Utilisez notre calculette indemnité de licenciement →

Temps partiel thérapeutique : si vous êtes en temps partiel thérapeutique (prescrit par un médecin suite à une maladie ou un accident), le régime est différent. Votre CPAM peut compléter votre salaire réduit par des IJSS partielles, de façon à maintenir une partie de votre revenu. Ce mécanisme spécifique n'est pas calculé par notre simulateur standard — renseignez-vous auprès de votre médecin traitant et de votre CPAM.
Heures complémentaires

Heures complémentaires : règles et majorations 2026

Les heures complémentaires sont les heures effectuées au-delà de la durée contractuelle d'un salarié à temps partiel, mais en dessous de la durée légale de 35 heures. Elles ne doivent pas être confondues avec les heures supplémentaires (qui dépassent 35 h).

Plafond légal

Sans accord de branche, un employeur ne peut pas demander plus de 10 % de la durée contractuelle en heures complémentaires par semaine. Un accord de branche peut porter ce plafond à 1/3 de la durée contractuelle. En aucun cas les heures complémentaires ne peuvent porter la durée totale de travail à 35 h ou plus — ce serait requalifié en temps plein.

Majorations applicables

Les heures complémentaires sont majorées différemment des heures supplémentaires :

  • 10 % pour les heures dans la limite du 1/10e de la durée contractuelle ;
  • 25 % pour les heures entre le 1/10e et le 1/3 de la durée contractuelle (si accord de branche applicable).

Exemple : salarié à 24 h/semaine. Plafond 10 % = 2,4 h. Les 2 premières heures complémentaires sont majorées à 10 %, les suivantes (jusqu'à 8 h supplémentaires si accord) à 25 %.

Différence clé avec les heures supplémentaires : les heures complémentaires des salariés à temps partiel ne bénéficient pas de la réduction de cotisations salariales de 11,31 % ni de l'exonération d'IR de 7 500 €/an. Ces avantages sont réservés aux heures supplémentaires des salariés à temps complet (au-delà de 35 h). Pour calculer vos heures supplémentaires si vous êtes à temps plein, utilisez notre calculette heures supplémentaires →
Exemples chiffrés complets

Quatre profils de salariés à temps partiel en 2026

Profil 1 — Assistante administrative, 4/5e (80 %), 2 300 € brut temps plein

Brut TP = 2 300 × 80 % = 1 840 € bruts. Cotisations non-cadre 22 % = 404,80 €. Net social = 1 435,20 €. Comparé au temps plein (2 300 €) : elle perd 1 794 − 1 435 = 359 € nets/mois pour 1 jour de repos supplémentaire. L'impact IJSS en cas d'arrêt : SJB réduit de 20 % → IJSS à 29,60 €/j au lieu de 37,00 €/j.

Profil 2 — Cadre en congé parental à 60 %, 4 500 € bruts temps plein

Brut TP = 4 500 × 60 % = 2 700 € bruts. Cotisations cadre 25 % = 675 €. Net social = 2 025 €. Elle peut aussi bénéficier du complément mode de garde si elle a un enfant < 6 ans. Sur la retraite : elle cotise à Agirc-Arrco sur 2 700 € au lieu de 4 500 € — soit 40 % de points retraite en moins sur cette période. Sur 3 ans de congé parental à 60 %, l'impact retraite est d'environ 200 € de pension mensuelle de moins à terme.

Profil 3 — Aide à domicile, 20 h/semaine, 11,88 €/h (SMIC)

Durée contractuelle : 20 h × 52/12 = 86,67 h/mois. Brut = 86,67 × 11,88 = 1 029,24 € bruts/mois. Cotisations 22 % = 226,43 €. Net = 802,81 €/mois. Heures complémentaires possibles jusqu'à 10 % = 2 h/semaine supplémentaires, majorées 10 % = 11,88 × 1,10 = 13,07 €/h. Elle bénéficie des congés payés à taux plein (5 semaines), mais ses IJSS en cas d'arrêt seront limitées à 50 % de 1 029/91,25 ≈ 5,64 €/jour — très bas.

Profil 4 — Enseignant à mi-temps (FPE), traitement brut temps plein 2 904 €

Traitement brut TP = 2 904,39 × 50 % = 1 452,20 €/mois. Cotisations FP (~14,82 %) = 215,22 €. Net = 1 236,97 €/mois. Son traitement est proratisé mais il conserve son indice, son ancienneté et ses droits à formation complets. Il peut opter pour la cotisation retraite sur la base d'un temps plein (avec accord de l'employeur) pour ne pas pénaliser sa future pension civile.