Barème Kilométrique 2026 (DGFiP) — Voiture, Moto & Vélo

Barème fiscal officiel 2026 pour le calcul des frais réels de déplacement : voitures de 3 à 7 CV et plus, deux-roues motorisés (motos et scooters), et vélo (0,25 €/km). Comparatif frais réels vs abattement forfaitaire de 10 %, et avec l'indemnité kilométrique versée par l'employeur.

🚗 Voiture : de 0,529 à 0,705 €/km 🏍️ Moto : de 0,395 à 0,606 €/km 🚲 Vélo : 0,25 €/km
📅 Barème 2026 applicable pour la déclaration des revenus 2025 — méthode des frais réels (art. 6 B annexe IV CGI)

🚗 Barème kilométrique voiture 2026 — par puissance fiscale (CV)

Puissance fiscale Jusqu'à 5 000 km De 5 001 à 20 000 km Au-delà de 20 000 km
3 CV et moins d × 0,529 (d × 0,316) + 1 065 € d × 0,370
4 CV d × 0,606 (d × 0,340) + 1 330 € d × 0,407
5 CV d × 0,636 (d × 0,357) + 1 395 € d × 0,427
6 CV d × 0,665 (d × 0,374) + 1 457 € d × 0,447
7 CV et plus d × 0,697 (d × 0,394) + 1 515 € d × 0,470

d = distance parcourue à titre professionnel en kilomètres sur l'année. La puissance fiscale (CV) figure sur la carte grise (case P.6). Source : impots.gouv.fr — barème kilométrique.

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Calculateur de frais kilométriques 2026

km/an
Trajets domicile-travail (au-delà de 40 km, motif valable requis) + déplacements professionnels
Majoration de 20 % du barème pour les véhicules électriques
Indemnité kilométrique déductible (frais réels)

Ce montant est à comparer avec l'abattement forfaitaire de 10 % automatiquement appliqué sur votre salaire imposable. Si ce montant est supérieur à votre abattement de 10 %, l'option "frais réels" est avantageuse — mais elle remplace intégralement l'abattement (vous ne cumulez pas les deux).

🏍️ Barème kilométrique deux-roues motorisés 2026

Catégorie Jusqu'à 3 000 km De 3 001 à 6 000 km Au-delà de 6 000 km
Cyclomoteurs (≤ 50 cm³) d × 0,395 (taux unique, quelle que soit la distance)
Motos 1 et 2 CV d × 0,395 (d × 0,099) + 891 € d × 0,234
Motos 3, 4, 5 CV d × 0,468 (d × 0,082) + 1 158 € d × 0,275
Motos plus de 5 CV d × 0,606 (d × 0,079) + 1 583 € d × 0,343

La puissance administrative des motos est exprimée en CV (et non en cm³) — elle figure également sur la carte grise. Les cyclomoteurs ≤ 50 cm³ utilisent un taux unique, sans dégressivité par tranche de distance.

🚲 Barème kilométrique vélo 2026

Type de vélo Taux par km Plafond annuel (frais réels) Forfait mobilités durables (employeur)
Vélo mécanique 0,25 €/km Aucun plafond spécifique au barème Exonération jusqu'à 900 €/an
Vélo à assistance électrique (VAE) 0,25 €/km Aucun plafond spécifique au barème Exonération jusqu'à 900 €/an
Le vélo est le seul mode où frais réels et indemnité employeur sont cumulables. Contrairement à la voiture, l'indemnité kilométrique vélo versée par l'employeur (forfait mobilités durables, jusqu'à 900 €/an exonérés) peut se cumuler avec la déduction de frais réels pour la part non couverte par l'employeur. Pour un salarié parcourant 4 000 km/an à vélo (1 000 € de frais réels potentiels), si l'employeur verse 600 € exonérés, le salarié peut déclarer la différence (400 €) en frais réels s'il opte pour ce régime. Calculer votre indemnité vélo →

⚡ Profils types — cliquez pour simuler

Trajet domicile-travail
8 000 km/an
5 CV, thermique
≈ 5 088 €
Frais réels déductibles
Commercial itinérant
15 000 km/an
6 CV, thermique
≈ 7 067 €
Forte distance
Forte itinérance
25 000 km/an
4 CV, thermique
≈ 10 175 €
Tranche > 20 000 km
Véhicule électrique
8 000 km/an
5 CV, électrique +20%
≈ 6 106 €
Majoration électrique
Scooter 125cc
6 000 km/an
Moto 3-5 CV
≈ 2 808 €
Taux unique ≤ 3000km dépassé
Vélo électrique
3 500 km/an
VAE
≈ 875 €
Taux fixe 0,25 €/km

⚖️ Frais réels vs abattement forfaitaire 10 % — seuil de rentabilité par distance (5 CV)

Salaire net imposable Abattement 10 % automatique Distance équivalente (5 CV, <5000km, 0,636 €/km) Verdict
25 000 € 2 500 € ≈ 3 931 km Frais réels avantageux dès 3 900 km/an
35 000 € 3 500 € ≈ 5 503 km Frais réels avantageux dès 5 500 km/an
45 000 € 4 500 € ≈ 7 076 km Frais réels avantageux dès 7 100 km/an
60 000 € 6 000 € (proche du plafond) ≈ 9 434 km Frais réels avantageux dès 9 400 km/an

L'abattement forfaitaire de 10 % est plafonné à 14 171 € en 2026 (voir barème IR 2026). Plus le salaire est élevé, plus le kilométrage nécessaire pour rendre les frais réels avantageux augmente — mais un trajet domicile-travail long peut rapidement dépasser ce seuil même pour des salaires élevés.

Comprendre la formule à trois tranches

Pourquoi le barème devient-il "dégressif" au-delà de 5 000 km ? La logique économique du barème

Le barème kilométrique n'est pas un simple taux fixe par kilomètre — il s'agit d'une formule à trois tranches qui modélise la structure réelle des coûts d'un véhicule : une part de coûts fixes (assurance, dépréciation, entretien périodique) répartie sur le kilométrage, et une part de coûts variables (carburant, usure) strictement proportionnelle à la distance.

La décomposition économique du barème

Pour de faibles kilométrages (≤ 5 000 km), les coûts fixes du véhicule (assurance annuelle, contrôle technique, dépréciation) représentent une part importante du coût par kilomètre — d'où un taux élevé (0,636 €/km pour 5 CV). Au-delà de 5 000 km, ces coûts fixes sont déjà "amortis" sur les premiers kilomètres : la formule devient (d × taux réduit) + constante, où la constante représente précisément la part des coûts fixes déjà comptée. Au-delà de 20 000 km, le taux redevient un taux unique simplifié, légèrement supérieur au taux variable pur, pour tenir compte de l'usure accélérée.

Exemple — véhicule 5 CV, comparaison de 3 kilométrages : 5 000 km : 5 000 × 0,636 = 3 180 € → coût moyen 0,636 €/km 10 000 km : (10 000 × 0,357) + 1 395 = 3 570 + 1 395 = 4 965 € → coût moyen 0,4965 €/km (en baisse) 25 000 km : 25 000 × 0,427 = 10 675 € → coût moyen 0,427 €/km (stabilisé) Le coût moyen par km diminue avec la distance : c'est l'effet de dilution des coûts fixes sur un plus grand nombre de kilomètres. Cela reflète la réalité économique : un véhicule peu utilisé "coûte cher au km" car son assurance et sa dépréciation pèsent sur peu de kilomètres ; un véhicule très utilisé dilue ces coûts fixes.

La continuité aux points de rupture

Les formules sont calibrées pour qu'à 5 000 km exactement, le résultat de la formule "≤ 5000 km" (d × taux1) soit très proche du résultat de la formule "5001-20000 km" ((d × taux2) + constante) — évitant un saut brutal du montant déductible pour un kilomètre de différence. De légères discontinuités existent néanmoins, ce qui peut créer des effets de seuil marginaux à surveiller pour les kilométrages proches de 5 000 ou 20 000 km.

3 tranches
Structure du barème voiture et moto
+20 %
Majoration véhicules électriques
0,25 €/km
Taux fixe vélo — toutes distances
7 CV
Puissance maximale prise en compte (plafond)
Barème fiscal vs indemnité kilométrique employeur

Barème fiscal (DGFiP) vs indemnité kilométrique employeur (Urssaf) : deux barèmes, deux logiques

Une confusion fréquente concerne l'existence de deux barèmes kilométriques distincts en France : le barème fiscal (utilisé pour la déduction des frais réels à l'IR, présenté sur cette page) et le barème de l'indemnité kilométrique exonérée de cotisations sociales lorsqu'elle est versée par l'employeur.

Le barème fiscal (DGFiP) — pour le salarié, à la déclaration IR

Ce barème sert exclusivement à calculer la déduction de frais réels qu'un salarié peut faire valoir sur sa déclaration de revenus, en remplacement de l'abattement forfaitaire de 10 %. Il s'applique aux trajets domicile-travail (sous conditions de distance, généralement au-delà de 40 km nécessite une justification) et aux déplacements professionnels non remboursés par l'employeur.

L'indemnité kilométrique employeur — pour l'exonération de cotisations sociales

Lorsqu'un employeur rembourse les frais kilométriques d'un salarié utilisant son véhicule personnel pour les besoins du service, ce remboursement est exonéré de cotisations sociales et d'impôt dans la limite du barème fiscal officiel — l'Urssaf et la DGFiP utilisent en réalité le même barème de référence. Si l'employeur rembourse au-delà de ce barème, l'excédent est considéré comme un complément de salaire, soumis à cotisations et à l'IR.

Le piège du double remboursement

Un salarié dont l'employeur rembourse déjà ses frais kilométriques professionnels (déplacements clients, par exemple) ne peut pas déduire ces mêmes kilomètres en frais réels sur sa déclaration IR — ce serait une double déduction. Seuls les kilomètres non remboursés (trajets domicile-travail typiquement, ou dépassement du barème employeur) peuvent faire l'objet d'une déduction en frais réels par le salarié.

Cas fréquent de mauvaise application : un salarié qui utilise son véhicule personnel pour des déplacements professionnels remboursés par l'employeur au barème fiscal, et qui en plus déclare ces mêmes kilomètres en frais réels, crée une double déduction qui peut être requalifiée en cas de contrôle fiscal. La règle simple : seuls les frais réellement supportés et non compensés peuvent être déduits — jamais deux fois la même dépense.
Cas particuliers et situations fréquentes

Covoiturage, trajets domicile-travail longs, véhicule de fonction : les règles spécifiques

Majoration covoiturage — transporter des collègues

Un salarié qui transporte habituellement d'autres salariés de son entreprise (covoiturage domicile-travail organisé) peut bénéficier d'une majoration de son indemnité kilométrique pour tenir compte du surcoût (usure accrue, carburant pour passagers supplémentaires). Cette majoration doit être justifiée et documentée — un simple covoiturage ponctuel et non régulier ne suffit généralement pas à justifier une majoration systématique.

Trajets domicile-travail de plus de 40 km : la justification obligatoire

Pour la fraction du trajet domicile-travail qui excède 40 km (soit 80 km aller-retour par jour), l'administration fiscale exige une justification de l'éloignement : absence de transport en commun adapté, contraintes familiales, spécificité de l'emploi, ou mutation professionnelle récente du salarié ou de son conjoint. Sans justification, seuls les 40 premiers kilomètres (aller simple) sont pris en compte dans le calcul des frais réels, même si la distance réelle est supérieure.

Le cas du déménagement en cours d'année

Si un salarié déménage en cours d'année (et donc change de distance domicile-travail), le calcul des frais réels doit être effectué séparément pour chaque période, avec la distance applicable à chaque période et le nombre de jours travaillés correspondants — un calcul global sur la distance moyenne annuelle n'est pas conforme.

Véhicule de fonction : barème non applicable

Le barème kilométrique fiscal ne s'applique qu'aux véhicules personnels du salarié. Un salarié disposant d'un véhicule de fonction (propriété ou location par l'employeur) ne peut pas utiliser ce barème pour ses trajets — l'avantage en nature lié au véhicule de fonction est calculé selon des règles distinctes (forfait annuel ou frais réels supportés par l'employeur), et fait généralement l'objet d'une réintégration dans le revenu imposable du salarié sous forme d'avantage en nature.

Plusieurs véhicules dans l'année

Si un salarié change de véhicule en cours d'année (vente puis achat d'un nouveau véhicule de puissance fiscale différente), le calcul des frais réels doit être effectué séparément pour chaque véhicule, en appliquant le barème correspondant à la puissance fiscale de chaque véhicule sur la période où il a été utilisé — pas une moyenne pondérée des puissances fiscales.

Justificatifs à conserver : bien que le barème dispense de produire des factures détaillées de carburant ou d'entretien (c'est tout l'intérêt du barème forfaitaire), l'administration peut demander la justification du kilométrage déclaré : carte grise (puissance fiscale), justificatif d'adresse du domicile et du lieu de travail, relevés de kilométrage (factures d'entretien mentionnant le kilométrage, contrôle technique), et un calcul détaillé du nombre de jours travaillés × distance aller-retour. Conservez ces éléments pendant le délai de prescription fiscale (3 ans).