PASS 2026 — Plafond Annuel de la Sécurité Sociale & Plafonds Dérivés
Valeur officielle du PASS 2026 : 47 100 €/an · 3 925 €/mois. Tous les plafonds dérivés (trimestriel, hebdomadaire, journalier), multiples utilisés en prévoyance, impact sur Agirc-Arrco T1/T2, plafond IJSS et indemnités de rupture. Source Urssaf.
📋 Tous les plafonds dérivés du PASS 2026 — périodes et usages
✖️ Multiples du PASS 2026 — utilisés en paie, prévoyance et fiscalité
Calculateur PASS 2026 — vérifiez vos plafonds en temps réel
Calcul basé sur le PASS 2026 = 47 100 €/an · 3 925 €/mois. Les plafonds Agirc-Arrco s'appliquent mois par mois. En cas d'entrée/sortie en cours de mois, le plafond est proratisé au 30ème.
🏛️ Impact du PASS sur les cotisations Agirc-Arrco T1 et T2 — calcul 2026
🏥 PASS et plafond des indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) 2026
Le salaire journalier de base pour les IJSS est calculé sur la moyenne des 3 derniers mois de salaire, divisé par 91,25 jours. Il est plafonné à 1,8 fois le montant journalier du PASS (47 100 × 1,8 ÷ 365 = 232,60 €/j). Calculer vos IJSS →
📈 Historique PASS annuel 2019–2026 — évolution et indexation
Le PASS : le plafond pivot de toute la protection sociale française
Le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) est bien plus qu'un simple chiffre de référence. C'est le pivot autour duquel s'articule l'ensemble du droit de la protection sociale : cotisations, droits à retraite, indemnités maladie, garanties de prévoyance, plafonds fiscaux. Comprendre le PASS, c'est comprendre la logique profonde du système de sécurité sociale.
Le PASS comme outil de redistribution
Le PASS délimite deux zones dans la rémunération : en dessous du PASS, les cotisations sont proportionnellement plus élevées car elles financent des régimes de base solidaires (maladie, famille). Au-delà du PASS, certaines cotisations disparaissent ou sont plafonnées — c'est le principe de dégressivité des cotisations sur les hauts revenus, qui est une caractéristique structurelle du système français, souvent mal expliquée.
Le PASS comme indexation implicite
En indexant des dizaines de seuils sur le PASS, le législateur a créé un mécanisme d'ajustement automatique : quand le PASS augmente, les plafonds de protection sociale augmentent mécaniquement. Mais ce mécanisme présuppose une revalorisation régulière — ce que les gels de 2021 et 2022 ont mis en défaut, créant une désindexation silencieuse de toute la protection sociale.
Exonération fiscale et sociale des indemnités : le plafond de 6 PASS en 2026
Le PASS est la clé de voûte du régime d'exonération des indemnités versées lors d'une rupture de contrat (licenciement, rupture conventionnelle, mise à la retraite forcée). Comprendre ce mécanisme est essentiel pour tout salarié en négociation de départ.
Les trois plafonds d'exonération IR
Pour les indemnités de licenciement, l'exonération d'impôt sur le revenu s'applique dans la limite du plus élevé des trois montants suivants :
- L'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement (calculée selon les formules ¼ et ⅓ de mois par année) ;
- Deux fois la rémunération brute annuelle perçue l'année précédant le licenciement ;
- La moitié de l'indemnité totale perçue.
Ces trois montants sont eux-mêmes plafonnés à 6 fois le PASS de l'année du versement. En 2026 : 6 × 47 100 = 282 600 €. Au-delà, l'indemnité est imposable à l'IR.
Cotisations sociales : le régime distinct
Pour les cotisations sociales, l'exonération est différente : les indemnités de licenciement sont exonérées de cotisations dans la limite du double du PASS, soit 2 × 47 100 = 94 200 € en 2026. En revanche, elles sont toujours soumises à la CSG/CRDS au-delà du montant légal ou conventionnel minimal.
Plafond de déduction PER 2026 : 8 PASS comme limite absolue
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) offre une déduction fiscale des versements volontaires dans la limite de 10 % des revenus professionnels. Mais ce plafond de 10 % est lui-même doublement encadré par le PASS : il existe un minimum garanti et un maximum absolu.
La formule complète du plafond PER 2026
L'intérêt de surveiller le PASS pour la stratégie PER
Quand le PASS augmente, le plafond minimum de déduction PER augmente aussi — 4 710 € en 2026 contre 4 637 € en 2024 (avant gel). Pour les petits salaires (moins de 47 100 €/an), l'augmentation du PASS élargit mécaniquement leur capacité de déduction PER. Pour les très hauts salaires (plus de 376 800 €/an), le plafond de 37 680 € reste le même en proportion décroissante de leurs revenus — c'est la limite structurelle du dispositif.
Mécanisme de revalorisation du PASS : indexation, décision et calendrier
Le PASS n'est pas revalorisé selon une formule mathématique stricte comme le SMIC. Sa fixation relève d'un arrêté conjoint du ministère du Travail et du ministère de la Sécurité sociale, publié au Journal officiel chaque décembre pour l'année suivante.
L'indexation théorique sur les salaires
En théorie, le PASS est indexé sur l'évolution du salaire moyen par tête (SMPT) — un indicateur de l'évolution des salaires dans l'économie calculé par l'INSEE. Cette indexation est volontaire et discrétionnaire : les ministres peuvent s'en écarter, comme en 2021 et 2022 où le gel total a été décidé pour raisons budgétaires, ou en 2023 où la revalorisation de +6,94 % a dépassé l'évolution du SMPT pour rattraper les gels précédents.
Les enjeux budgétaires d'une revalorisation du PASS
Chaque point de revalorisation du PASS a des effets de second tour complexes. Une hausse du PASS augmente les plafonds de cotisations retraite plafonnées — ce qui augmente les recettes du régime sur les hauts salaires. Mais elle augmente aussi les droits ouverts (points de retraite acquis), les plafonds d'IJSS, et les exonérations fiscales. L'impact net est généralement légèrement positif pour les finances sociales, mais le gouvernement arbitre aussi en fonction de la conjoncture économique et de l'inflation.
Le calendrier de publication
L'arrêté fixant le PASS pour l'année suivante est publié chaque année entre mi-novembre et mi-décembre. Les services de paie disposent donc de moins de 3 semaines pour mettre à jour leurs logiciels avant l'effet du 1er janvier. Ce délai court est une contrainte opérationnelle réelle pour les gestionnaires de paie — une des raisons pour lesquelles certains bulletins de janvier comportent des régularisations.