PASS 2026 — Plafond Annuel de la Sécurité Sociale & Plafonds Dérivés

Valeur officielle du PASS 2026 : 47 100 €/an · 3 925 €/mois. Tous les plafonds dérivés (trimestriel, hebdomadaire, journalier), multiples utilisés en prévoyance, impact sur Agirc-Arrco T1/T2, plafond IJSS et indemnités de rupture. Source Urssaf.

🏦 PASS annuel : 47 100 € 🗓️ PASS mensuel : 3 925 € ✓ Source Urssaf — arrêté du 19 déc. 2025 Mis à jour au 1er janvier 2026
📅 Mis à jour au 1er janvier 2026 — Valeur fixée par arrêté ministériel du 19 décembre 2025 (Journal officiel)
Annuel
47 100 €
Référence principale
Mensuel
3 925 €
47 100 ÷ 12
Trimestriel
11 775 €
47 100 ÷ 4
Journalier
129 €
47 100 ÷ 365

📋 Tous les plafonds dérivés du PASS 2026 — périodes et usages

Période Valeur 2026 Formule Usage principal
PASS annuel 47 100 € Valeur de base Référence légale, retraite base T1, Agirc-Arrco T1
PASS mensuel 3 925 € 47 100 ÷ 12 Plafond retraite base mensuel, Agirc-Arrco T1/mois
PASS trimestriel 11 775 € 47 100 ÷ 4 Calcul en cas de trimestres incomplets (entrée/sortie)
PASS hebdomadaire 906 € 47 100 ÷ 52 Contrats courts, CDD semaine, intérim
PASS journalier 129 € 47 100 ÷ 365 IJSS maladie (plafond journalier = 1,8 PASS/j × 1/730)
PASS horaire 18,14 € 47 100 ÷ 2 596 h Salariés à l'heure, travailleurs à domicile

✖️ Multiples du PASS 2026 — utilisés en paie, prévoyance et fiscalité

0,5 PASS
1 962,50 €
23 550 €/an
Seuil exo prévoyance complémentaire
1 PASS
3 925 €
47 100 €/an
Retraite base T1, Agirc-Arrco T1, prévoyance cadre art. 7
1,8 PASS
7 065 €
84 780 €/an
Plafond de calcul des IJSS maladie/maternité
2 PASS
7 850 €
94 200 €/an
Seuil prévoyance, garanties contrats Madelin
3 PASS
11 775 €
141 300 €/an
Plafond exo indemnités rupture (certaines conventions)
4 PASS
15 700 €
188 400 €/an
Plafond assurance chômage, APEC cadres
6 PASS
23 550 €
282 600 €/an
Exonération fiscale indemnités licenciement/rupture
8 PASS
31 400 €
376 800 €/an
Plafond supérieur Agirc-Arrco T2
🔢

Calculateur PASS 2026 — vérifiez vos plafonds en temps réel

€/mois
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Position par rapport au PASS

Calcul basé sur le PASS 2026 = 47 100 €/an · 3 925 €/mois. Les plafonds Agirc-Arrco s'appliquent mois par mois. En cas d'entrée/sortie en cours de mois, le plafond est proratisé au 30ème.

🏛️ Impact du PASS sur les cotisations Agirc-Arrco T1 et T2 — calcul 2026

Tranche Assiette mensuelle Assiette annuelle Taux salarial Taux patronal Cotisation sal. max/mois
T1 — tranche 1 ≤ 3 925 € (1 PASS) ≤ 47 100 € 3,15 % 4,72 % 123,64 €/mois
T2 — tranche 2 3 926 € → 31 400 € (8 PASS) 47 101 → 376 800 € 8,64 % 12,95 % 2 370,01 €/mois max
CEG (complément) Totalité du salaire Illimité 0,86 % 1,29 %
CET (équilibre technique) Au-delà de 1 PASS Au-delà de 47 100 € 0,14 % 0,21 %
Comment lire ce tableau : un salarié gagnant 5 000 €/mois brut cotise en T1 sur les 3 925 premiers euros (taux T1), et en T2 sur le différentiel de 1 075 € restants (5 000 − 3 925). La T2 ne s'applique pas si le salaire ne dépasse pas le PASS mensuel. Pour plus de détails sur les taux, consultez le barème Agirc-Arrco 2026 →

🏥 PASS et plafond des indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) 2026

Type d'IJSS Règle PASS Salaire journalier plafonné max IJSS brute max/jour
Maladie (après 3 jours de carence) 1,8 PASS/an ÷ 365 232,60 €/j 50 % × 232,60 = 116,30 €/j
Maladie longue durée (après 6 mois) 1,8 PASS/an ÷ 365 232,60 €/j 66,67 % × 232,60 = 155,07 €/j
Maternité / paternité / adoption 1,8 PASS/an ÷ 365 232,60 €/j 100 % × 232,60 = 232,60 €/j (brut)
Accident du travail / maladie prof. Jusqu'à 1 PASS ÷ 365 129 €/j 60 % → 80 % selon ancienneté

Le salaire journalier de base pour les IJSS est calculé sur la moyenne des 3 derniers mois de salaire, divisé par 91,25 jours. Il est plafonné à 1,8 fois le montant journalier du PASS (47 100 × 1,8 ÷ 365 = 232,60 €/j). Calculer vos IJSS →

📈 Historique PASS annuel 2019–2026 — évolution et indexation

2019
40 524 €
3 377 €/mois
Référence
2020
41 136 €
3 428 €/mois
+1,51 %
2021
41 136 €
3 428 €/mois
0 % (gel Covid)
2022
41 136 €
3 428 €/mois
0 % (2e gel)
2023
43 992 €
3 666 €/mois
+6,94 % ⚡
2024
46 368 €
3 864 €/mois
+5,40 % ⚡
2025
46 368 €
3 864 €/mois
0 % (gel 2025)
2026
47 100 €
3 925 €/mois
+1,58 %
L'impact du gel 2021–2022 et du rattrapage 2023 : le PASS a été gelé deux années consécutives pendant la crise Covid (2021 et 2022), puis revalorisé massivement en 2023 (+6,94 %) pour rattraper l'inflation accumulée. Pour les salariés dont les contrats de prévoyance ou les garanties retraite étaient indexés sur le PASS, ce gel a créé un décalage significatif : les plafonds de garanties sont restés figés pendant 24 mois, réduisant de facto les niveaux de protection. La revalorisation 2023 a rétabli l'indexation, mais les droits à retraite complémentaire acquis pendant la période gelée l'ont été sur des bases plus basses.
À quoi sert le PASS dans le système social français

Le PASS : le plafond pivot de toute la protection sociale française

Le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) est bien plus qu'un simple chiffre de référence. C'est le pivot autour duquel s'articule l'ensemble du droit de la protection sociale : cotisations, droits à retraite, indemnités maladie, garanties de prévoyance, plafonds fiscaux. Comprendre le PASS, c'est comprendre la logique profonde du système de sécurité sociale.

Le PASS comme outil de redistribution

Le PASS délimite deux zones dans la rémunération : en dessous du PASS, les cotisations sont proportionnellement plus élevées car elles financent des régimes de base solidaires (maladie, famille). Au-delà du PASS, certaines cotisations disparaissent ou sont plafonnées — c'est le principe de dégressivité des cotisations sur les hauts revenus, qui est une caractéristique structurelle du système français, souvent mal expliquée.

Le PASS comme indexation implicite

En indexant des dizaines de seuils sur le PASS, le législateur a créé un mécanisme d'ajustement automatique : quand le PASS augmente, les plafonds de protection sociale augmentent mécaniquement. Mais ce mécanisme présuppose une revalorisation régulière — ce que les gels de 2021 et 2022 ont mis en défaut, créant une désindexation silencieuse de toute la protection sociale.

Les 8 principaux usages du PASS en paie et protection sociale : 1. Retraite de base (CNAV) T1 → cotisations plafonnées à 1 PASS 2. Agirc-Arrco T1 → cotisations plafonnées à 1 PASS 3. Agirc-Arrco T2 → de 1 PASS à 8 PASS 4. Assurance chômage → de 0 à 4 PASS 5. IJSS maladie/maternité → plafond salaire de base = 1,8 PASS/365 6. Exo fiscale indemnités rupture → jusqu'à 6 PASS ou 2 ans de salaire 7. Plafond prévoyance complémentaire → garanties souvent exprimées en % de PASS 8. Plafond PER (déduction fiscale) → 10 % des revenus dans la limite de 8 PASS
47 100 €
PASS annuel 2026
+1,58 %
Revalorisation 2025→2026
+16,2 %
Hausse depuis 2019 (7 ans)
Usages en droit social indexés sur le PASS
PASS et exonération des indemnités de rupture

Exonération fiscale et sociale des indemnités : le plafond de 6 PASS en 2026

Le PASS est la clé de voûte du régime d'exonération des indemnités versées lors d'une rupture de contrat (licenciement, rupture conventionnelle, mise à la retraite forcée). Comprendre ce mécanisme est essentiel pour tout salarié en négociation de départ.

Les trois plafonds d'exonération IR

Pour les indemnités de licenciement, l'exonération d'impôt sur le revenu s'applique dans la limite du plus élevé des trois montants suivants :

  • L'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement (calculée selon les formules ¼ et ⅓ de mois par année) ;
  • Deux fois la rémunération brute annuelle perçue l'année précédant le licenciement ;
  • La moitié de l'indemnité totale perçue.

Ces trois montants sont eux-mêmes plafonnés à 6 fois le PASS de l'année du versement. En 2026 : 6 × 47 100 = 282 600 €. Au-delà, l'indemnité est imposable à l'IR.

Cotisations sociales : le régime distinct

Pour les cotisations sociales, l'exonération est différente : les indemnités de licenciement sont exonérées de cotisations dans la limite du double du PASS, soit 2 × 47 100 = 94 200 € en 2026. En revanche, elles sont toujours soumises à la CSG/CRDS au-delà du montant légal ou conventionnel minimal.

Exonération IR — indemnité licenciement (2026) : Plafond = min(6 PASS, max(indemnité légale, 2× salaire brut N-1, 50 % indemnité)) 6 PASS 2026 = 282 600 € Exonération cotisations sociales (hors CSG/CRDS) : Plafond = 2 PASS = 94 200 € Exonération CSG/CRDS : = Indemnité légale ou conventionnelle minimale uniquement (toute la fraction "supra-légale" est soumise à CSG/CRDS) Exemple — cadre, 15 ans d'ancienneté, salaire 5 000 €/mois : Indemnité légale = 5 000 × (15 × ¼ + 5 × ⅓) ... voir barème licenciement Si indemnité totale = 75 000 € → IR : exo totale (< 6 PASS) Si indemnité totale = 300 000 € → 300 000 − 282 600 = 17 400 € imposables à l'IR
Rupture conventionnelle vs licenciement : le régime d'exonération est identique pour les deux formes de rupture depuis 2023. Avant cette date, la rupture conventionnelle bénéficiait d'un régime plus favorable. Aujourd'hui, le plafond de 6 PASS s'applique dans les deux cas, et la CSG/CRDS frappe la fraction supra-légale dans les deux situations. Calculer l'indemnité de rupture conventionnelle →
PASS et déduction fiscale PER — calcul du plafond 2026

Plafond de déduction PER 2026 : 8 PASS comme limite absolue

Le Plan d'Épargne Retraite (PER) offre une déduction fiscale des versements volontaires dans la limite de 10 % des revenus professionnels. Mais ce plafond de 10 % est lui-même doublement encadré par le PASS : il existe un minimum garanti et un maximum absolu.

La formule complète du plafond PER 2026

Plafond annuel de déduction PER (salariés, 2026) : Plafond = max( 10 % des revenus professionnels nets N-1, 10 % × 1 PASS = 4 710 € ← minimum garanti ) Dans la limite de 10 % × 8 PASS = 37 680 € ← maximum absolu Exemples : Salarié 25 000 €/an → plafond = max(2 500, 4 710) = 4 710 € Salarié 50 000 €/an → plafond = max(5 000, 4 710) = 5 000 € Salarié 200 000 €/an → plafond = min(20 000, 37 680) = 20 000 € Salarié 500 000 €/an → plafond = min(50 000, 37 680) = 37 680 € Note : les versements patronaux sur PER collectif (ex-PERCO) réduisent le plafond disponible pour les versements volontaires individuels.

L'intérêt de surveiller le PASS pour la stratégie PER

Quand le PASS augmente, le plafond minimum de déduction PER augmente aussi — 4 710 € en 2026 contre 4 637 € en 2024 (avant gel). Pour les petits salaires (moins de 47 100 €/an), l'augmentation du PASS élargit mécaniquement leur capacité de déduction PER. Pour les très hauts salaires (plus de 376 800 €/an), le plafond de 37 680 € reste le même en proportion décroissante de leurs revenus — c'est la limite structurelle du dispositif.

Report des plafonds non utilisés : si vous n'avez pas épuisé votre plafond PER les 3 dernières années, vous pouvez cumuler les plafonds non utilisés avec celui de l'année courante. Ce mécanisme de report (art. 163 quatervicies du CGI) permet de réaliser un versement important en une seule fois — par exemple à l'approche de la retraite ou après une vente immobilière.
Comment est fixé le PASS chaque année

Mécanisme de revalorisation du PASS : indexation, décision et calendrier

Le PASS n'est pas revalorisé selon une formule mathématique stricte comme le SMIC. Sa fixation relève d'un arrêté conjoint du ministère du Travail et du ministère de la Sécurité sociale, publié au Journal officiel chaque décembre pour l'année suivante.

L'indexation théorique sur les salaires

En théorie, le PASS est indexé sur l'évolution du salaire moyen par tête (SMPT) — un indicateur de l'évolution des salaires dans l'économie calculé par l'INSEE. Cette indexation est volontaire et discrétionnaire : les ministres peuvent s'en écarter, comme en 2021 et 2022 où le gel total a été décidé pour raisons budgétaires, ou en 2023 où la revalorisation de +6,94 % a dépassé l'évolution du SMPT pour rattraper les gels précédents.

Les enjeux budgétaires d'une revalorisation du PASS

Chaque point de revalorisation du PASS a des effets de second tour complexes. Une hausse du PASS augmente les plafonds de cotisations retraite plafonnées — ce qui augmente les recettes du régime sur les hauts salaires. Mais elle augmente aussi les droits ouverts (points de retraite acquis), les plafonds d'IJSS, et les exonérations fiscales. L'impact net est généralement légèrement positif pour les finances sociales, mais le gouvernement arbitre aussi en fonction de la conjoncture économique et de l'inflation.

Le calendrier de publication

L'arrêté fixant le PASS pour l'année suivante est publié chaque année entre mi-novembre et mi-décembre. Les services de paie disposent donc de moins de 3 semaines pour mettre à jour leurs logiciels avant l'effet du 1er janvier. Ce délai court est une contrainte opérationnelle réelle pour les gestionnaires de paie — une des raisons pour lesquelles certains bulletins de janvier comportent des régularisations.

Comment anticiper la valeur du PASS N+1 : surveillez l'évolution du SMPT publiée par l'INSEE au 3ème trimestre (septembre-octobre). La valeur du PASS suit généralement cette évolution à ±1 point. En 2025 (pour le PASS 2026), le SMPT avait progressé d'environ 1,6 %, ce qui a guidé la revalorisation effective de +1,58 %. Cette anticipation permet aux équipes RH et aux gestionnaires de prévoyance de préparer les ajustements de contrats indexés.