Taux Cotisations Salariales & Patronales 2026 — Tableau Complet
Tous les taux de cotisations sociales 2026 ligne par ligne : salarié non-cadre, cadre et fonctionnaire. Maladie, retraite de base, Agirc-Arrco T1/T2, CEG, CET, chômage, CSG/CRDS, prévoyance. Base d'assiette pour chaque cotisation. Sources Urssaf & BOSS.
👤 Part salariale : ~20,7 %🏢 Part patronale : ~42–45 %✓ Sources Urssaf & BOSS 2026Mis à jour au 1er janvier 2026
Taux applicables au salarié du secteur privé sans statut cadre. PASS 2026 = 47 100 €/an · 3 925 €/mois.
Cotisation
Salarial
Patronal
Total
Assiette
Santé
Assurance maladie-maternité
—
7,00 %
7,00 %
Salaire brut total
Assurance maladie (complément)
—
6,00 %
6,00 %
Salaire brut > 2,5 SMIC
Retraite de base (CNAV)
Retraite de base — tranche 1
6,90 %
8,55 %
15,45 %
Dans la limite de 1 PASS (47 100 €)
Retraite déplafonnée
0,40 %
1,90 %
2,30 %
Salaire brut total
Retraite complémentaire Agirc-Arrco
Agirc-Arrco T1 (tranche 1)
3,15 %
4,72 %
7,87 %
Dans la limite de 1 PASS (47 100 €)
Agirc-Arrco T2 (tranche 2)
8,64 %
12,95 %
21,59 %
Entre 1 et 8 PASS (47 100 → 376 800 €)
CEG (contribution d'équilibre général)
0,86 %
1,29 %
2,15 %
Salaire brut total
CET (contribution d'équilibre technique)
0,14 %
0,21 %
0,35 %
Au-delà de 1 PASS (si applicable)
Chômage & emploi
Assurance chômage
—
4,05 %
4,05 %
Dans la limite de 4 PASS (188 400 €)
AGS (garantie salaires)
—
0,15 %
0,15 %
Dans la limite de 4 PASS
CSG & CRDS
CSG déductible
6,80 %
—
6,80 %
98,25 % du salaire brut
CSG non déductible
2,40 %
—
2,40 %
98,25 % du salaire brut
CRDS
0,50 %
—
0,50 %
98,25 % du salaire brut
Autres cotisations patronales
Allocations familiales
—
3,45 %
3,45 %
Salaire ≤ 3,5 SMIC ; 5,25 % au-delà
Accident du travail (AT/MP)
—
variable
variable
Selon taux entreprise (0,5 à 20 %+)
Formation professionnelle (OPCO)
—
0,55 %
0,55 %
< 11 salariés ; 1 % si ≥ 11 salariés
Taxe d'apprentissage
—
0,68 %
0,68 %
Salaire brut total
CPF-CDD (contrat à durée déterminée)
—
1,00 %
1,00 %
CDD uniquement (non applicable CDI)
Totaux indicatifs (hors AT/MP variable)
Total salarial (≤ 1 PASS)
≈ 20,7 %
—
—
Estimation pour salaire dans la limite du PASS
Total patronal (≤ 1 PASS, CDI)
—
≈ 42–44 %
—
Avant réduction Fillon (applicable jusqu'à 1,6 SMIC)
Le statut cadre implique des cotisations supplémentaires de prévoyance obligatoire (art. 4 et 4bis de la CCN de retraite et prévoyance des cadres). Les taux Agirc-Arrco sont identiques depuis la fusion de 2019.
Cotisation
Salarial
Patronal
Total
Assiette / remarque
Santé & Retraite de base — identiques au non-cadre
Assurance maladie-maternité
—
7,00 %
7,00 %
Salaire brut total
Retraite de base T1 (CNAV)
6,90 %
8,55 %
15,45 %
≤ 1 PASS
Retraite déplafonnée
0,40 %
1,90 %
2,30 %
Totalité du salaire
Retraite complémentaire Agirc-Arrco (fusion 2019)
Agirc-Arrco T1
3,15 %
4,72 %
7,87 %
≤ 1 PASS — identique non-cadre
Agirc-Arrco T2
8,64 %
12,95 %
21,59 %
1 à 8 PASS — identique non-cadre
CEG
0,86 %
1,29 %
2,15 %
Totalité du salaire
CET
0,14 %
0,21 %
0,35 %
Au-delà de 1 PASS
Prévoyance cadre — spécifique au statut
Prévoyance cadre obligatoire (APEC & décès)
0,024 %
1,50 % min
≈ 1,52 %
≤ 1 PASS — minimum conventionnel art. 7
APEC (association emploi cadres)
0,024 %
0,036 %
0,060 %
≤ 4 PASS (188 400 €)
Chômage, CSG/CRDS — identiques au non-cadre
Assurance chômage
—
4,05 %
4,05 %
≤ 4 PASS
CSG déductible + non déductible
9,20 %
—
9,20 %
98,25 % du brut (6,80 + 2,40)
CRDS
0,50 %
—
0,50 %
98,25 % du brut
Totaux indicatifs cadre (hors AT/MP, dans 1 PASS)
Total salarial cadre
≈ 21,5 %
—
—
Légèrement supérieur au non-cadre (prévoyance)
Total patronal cadre
—
≈ 44–46 %
—
Prévoyance + cotisations standard
Après la fusion Agirc-Arrco de 2019 : les taux de retraite complémentaire sont désormais identiques entre cadres et non-cadres sur les tranches T1 et T2. La seule différence structurelle est la prévoyance obligatoire cadre (art. 7 de l'ANI du 17 novembre 2017) qui impose un taux patronal minimum de 1,50 % sur la T1 pour la garantie décès. En pratique, la plupart des accords de branche dépassent ce minimum.
Le fonctionnaire cotise à des régimes propres (CNRACL pour la territoriale et hospitalière, RAFP, SFT). Les taux diffèrent significativement du privé. Base : traitement indiciaire brut (hors primes).
Cotisation
Agent
Employeur
Total
Assiette / remarque
Santé
Assurance maladie (MMFP / MGEN…)
—
Variable
Variable
Couverture mutuelle spécifique FP
Retraite — CNRACL (territ. & hosp.) / SRE (État)
Cotisation retraite agent (CNRACL)
11,10 %
30,65 %
41,75 %
Traitement indiciaire brut (TIB)
Cotisation retraite agent (SRE — État)
11,10 %
74,60 %
85,70 %
TIB — taux employeur très élevé État
RAFP (retraite additionnelle FP)
5,00 %
5,00 %
10,00 %
Primes et indemnités, plafond 20 % TIB
CSG & CRDS — identiques au privé
CSG déductible
6,80 %
—
6,80 %
98,25 % de (TIB + primes)
CSG non déductible
2,40 %
—
2,40 %
98,25 % de (TIB + primes)
CRDS
0,50 %
—
0,50 %
98,25 % de (TIB + primes)
Spécifiques fonction publique
Contribution solidarité autonomie (CASA)
—
0,30 %
0,30 %
Totalité de la rémunération brute
SFT (supplément familial de traitement)
—
variable
variable
Charge employeur selon situation familiale
Totaux indicatifs fonctionnaire (CNRACL)
Total agent (CNRACL)
≈ 25 %
—
—
Dont 11,10 % retraite CNRACL + 9,70 % CSG/CRDS
Total employeur (CNRACL)
—
≈ 40–45 %
—
Dont 30,65 % retraite CNRACL
Pourquoi le taux employeur SRE (État) est-il de 74,60 % ? Le régime de retraite des fonctionnaires d'État (SRE) est fortement déficitaire : les actifs cotisants sont insuffisants par rapport aux retraités. L'État compense en tant qu'employeur. Ce taux n'est pas représentatif d'une "charge réelle" au sens des entreprises privées — il s'agit d'une écriture comptable de l'État pour équilibrer son régime de retraite. Pour le fonctionnaire, la charge salariale reste identique à la CNRACL (11,10 %).
🔢
Simulateur charges sociales 2026 — brut, net salarié, coût employeur
💼 Paramètres du contrat
€ brut/mois
Salaire brut avant toute déduction
%
Taux moyen : 2 % (variable selon activité)
Salaire net mensuel estimé
—
Estimation basée sur les taux Urssaf 2026. Le net affiché est le net social (avant prélèvement à la source IR). La réduction Fillon est appliquée pour les salaires ≤ 1,6 SMIC (profil non-cadre CDI). Pour un calcul précis intégrant votre convention collective, utilisez votre logiciel de paie.
🏢 Coût employeur réel selon le niveau de salaire — comparatif 2026
SMIC (1 801,80 €)
Brut : 1 801,80 €
Cotis. sal. : − 373 €
Cotis. pat. : + 197 € (après Fillon)
Net : ≈ 1 429 €
Coût total : ≈ 1 999 €
Ratio net/coût : 71,5 %
2 500 €/mois
Brut : 2 500,00 €
Cotis. sal. : − 518 €
Cotis. pat. : + 1 013 €
Net : ≈ 1 982 €
Coût total : ≈ 3 513 €
Ratio net/coût : 56,4 %
4 000 € / cadre
Brut : 4 000,00 €
Cotis. sal. : − 860 €
Cotis. pat. : + 1 740 €
Net : ≈ 3 140 €
Coût total : ≈ 5 740 €
Ratio net/coût : 54,7 %
8 000 € / cadre sup.
Brut : 8 000,00 €
Cotis. sal. : − 1 720 €
Cotis. pat. : + 3 640 €
Net : ≈ 6 280 €
Coût total : ≈ 11 640 €
Ratio net/coût : 53,9 %
Les cotisations patronales incluent AT/MP moyen à 2 %. La réduction Fillon est appliquée pour le SMIC. Le net est le net social avant impôt sur le revenu. Calculer votre net exact →
Architecture du système de cotisations
Comment lire une fiche de paie : à quoi correspond chaque ligne de cotisation ?
Le bulletin de salaire français est l'un des documents administratifs les plus denses au monde — plus de 20 lignes de cotisations pour certains profils. Comprendre leur architecture permet de vérifier leur exactitude et d'identifier des erreurs fréquentes.
Les deux grandes familles : cotisations plafonnées et déplafonnées
Certaines cotisations s'appliquent uniquement dans la limite d'un plafond (le PASS ou un multiple du PASS) — on parle de cotisations plafonnées. D'autres s'appliquent sur la totalité du salaire, sans limite — ce sont les cotisations déplafonnées. Cette distinction est cruciale car elle explique pourquoi le taux effectif moyen de cotisations diminue relativement quand le salaire est très élevé.
Cotisations PLAFONNÉES (taux appliqué jusqu'à un plafond) :
─ Retraite de base T1 → dans la limite de 1 PASS (47 100 €/an)
─ Agirc-Arrco T1 → dans la limite de 1 PASS
─ Agirc-Arrco T2 → entre 1 et 8 PASS (376 800 €/an)
─ Assurance chômage → dans la limite de 4 PASS (188 400 €/an)
─ Prévoyance cadre (art. 7) → dans la limite de 1 PASS
─ APEC (cadres) → dans la limite de 4 PASS
Cotisations DÉPLAFONNÉES (taux appliqué sur tout le salaire) :
─ Retraite de base déplafonnée → totalité du salaire brut
─ CSG/CRDS → 98,25 % du salaire brut (abattement assiette 1,75 %)
─ Assurance maladie → totalité du salaire brut
─ Allocations familiales → totalité du salaire brut
─ Formation professionnelle → totalité du salaire brut
─ CEG Agirc-Arrco → totalité du salaire brut
→ Un salarié à 10 000 €/mois brut a un taux de cotisations effectif
INFÉRIEUR à celui d'un salarié à 3 000 €/mois, car les cotisations
plafonnées ne s'appliquent plus sur la fraction au-delà du PASS.
47 100 €
PASS 2026 — plafond annuel de la Sécurité sociale
3 925 €
PASS mensuel 2026
~20,7 %
Taux salarial moyen non-cadre (≤ PASS)
~42 %
Taux patronal moyen non-cadre (≤ PASS)
La réduction Fillon — l'allégement clé pour les bas salaires
Réduction générale de cotisations patronales (ex-réduction Fillon) : montant et calcul 2026
La réduction générale de cotisations patronales (anciennement « réduction Fillon ») est le principal allégement de charges pour les entreprises. Elle réduit massivement les cotisations patronales sur les salaires inférieurs à 1,6 SMIC — soit jusqu'à environ 2 883 € brut mensuel en 2026.
L'impact décisif de la réduction sur le coût d'embauche
Au SMIC, la réduction Fillon réduit le coût employeur de 577 € par mois, soit une économie annuelle de 6 924 € par salarié. Pour une TPE avec 3 salariés au SMIC, c'est plus de 20 000 € d'économie annuelle sur les charges patronales. La réduction s'annule progressivement entre le SMIC et 1,6 SMIC — ce qui crée mécaniquement un frein à l'augmentation des salaires dans cette fourchette (augmenter un salarié de 1 800 à 2 000 € coûte plus que la seule différence de salaire, car la réduction diminue).
Le « piège » de la réduction Fillon à 1,3–1,5 SMIC : entre 1,3 et 1,6 SMIC, chaque euro de hausse de salaire coûte à l'employeur environ 1,35–1,50 € (salaire + charges résiduelles + réduction décroissante). Pour un salarié à 1,6 SMIC, passer à 1,7 SMIC coûte plus cher proportionnellement qu'augmenter de 2 à 2,3 SMIC. C'est un effet de seuil bien documenté qui influe sur les décisions de négociation salariale.
CSG et CRDS — les mal comprises
CSG et CRDS : pourquoi sont-elles calculées sur 98,25 % du salaire et non 100 % ?
La CSG (contribution sociale généralisée) et la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) sont des prélèvements obligatoires à la charge exclusive du salarié, mais avec une particularité de calcul souvent mal comprise : leur assiette est de 98,25 % du salaire brut, et non 100 %.
L'abattement de 1,75 % : la logique
L'abattement de 1,75 % (qui porte l'assiette à 98,25 %) est un abattement « pour frais professionnels » forfaitaire intégré dans le calcul de la CSG. Il représente la reconnaissance que les salariés supportent des frais pour l'exercice de leur activité — sans avoir à les justifier. Concrètement, pour un brut de 3 000 €, l'assiette CSG est de 3 000 × 98,25 % = 2 947,50 €. La différence (52,50 €) n'est pas soumise à CSG/CRDS.
Les deux composantes de la CSG
La CSG se décompose en deux parties avec des régimes fiscaux différents : la CSG déductible (6,80 %) est déductible du revenu imposable à l'IR — elle réduit votre base imposable. La CSG non déductible (2,40 %) n'est pas déductible — elle est imposée à l'IR comme n'importe quel revenu. La CRDS (0,50 %) n'est jamais déductible. Pour un salarié au TMI de 30 %, la déductibilité de la CSG à 6,80 % représente une économie d'IR de 6,80 × 30 % = 2,04 % du brut.
Récapitulatif CSG/CRDS sur un salaire brut de 3 000 € :
Assiette = 3 000 × 98,25 % = 2 947,50 €
CSG déductible = 2 947,50 × 6,80 % = 200,43 € (déductible de l'IR)
CSG non déductible = 2 947,50 × 2,40 % = 70,74 €
CRDS = 2 947,50 × 0,50 % = 14,74 € Total CSG/CRDS = 285,91 € soit 9,53 % du brut
Comparaison des statuts — salarié, indépendant, gérant
Cotisations sociales : salarié vs auto-entrepreneur vs gérant majoritaire SARL
Le choix du statut est l'une des décisions financières les plus impactantes pour un professionnel. Les différences de taux de cotisations sociales sont considérables — mais elles ne reflètent pas forcément les mêmes droits ouverts.
Salarié — couverture maximale, coût total élevé
Taux de cotisations totales (salarial + patronal) : environ 63 % du salaire brut (ou 39 % du coût employeur). En contrepartie : droits complets à la retraite de base et complémentaire, chômage, maladie, maternité, accident du travail, prévoyance. C'est le statut avec la meilleure protection sociale — et le coût total le plus visible.
Taux de cotisations sur chiffre d'affaires : 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services BIC, 23,1 % pour les professions libérales BNC. Ces taux incluent toutes les cotisations sociales. Avantages : simplicité, pas de charges fixes. Inconvénients majeurs : pas de droits au chômage, retraite calculée sur une base souvent plus faible, pas de prévoyance automatique. Calculer les charges auto-entrepreneur →
Un gérant majoritaire cotise au régime des travailleurs non-salariés (TNS) via la SSI (ex-RSI). Taux total sur rémunération : environ 45–47 % (dont retraite, maladie, allocations familiales, formation). Avantages sur le salarié : pas de chômage patronal, cotisations plus basses. Inconvénients : pas de droits au chômage, retraite complémentaire moindre si rémunération faible, délai de carence en cas d'arrêt maladie (souvent 3 jours à 7 jours selon contrat prévoyance).
La règle du coût total brut vs net : comparer des statuts sur la seule base du taux de cotisations est trompeur. Il faut comparer le coût total pour obtenir le même net disponible, en intégrant l'IR et les droits sociaux ouverts. Un auto-entrepreneur à 2 000 € de CA nets et un salarié à 2 000 € nets n'ont pas le même niveau de protection — et leur coût total (pour eux-mêmes ou leur "employeur") est différent.